
Dorsannes Songs
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jeudi 31 mai 2007
samedi 19 mai 2007
dimanche 29 avril 2007
Youngstown
Here in northeast Ohio
Back in eighteen-o-three
James and Dan Heaton
Found the ore that was linin' Yellow Creek
They built a blast furnace
Here along the shore
And they made the cannonballs
That helped the Union win the war
Here in Youngstown
Here in Youngstown
My sweet Jenny I'm sinkin' down
Here darlin' in Youngstown
Well my daddy worked the furnaces
Kept 'em hotter than hell
I come home from 'Nam worked my way to scarfer
A job that'd suit the devil as well
Taconite coke and limestone
Fed my children and make my pay
Them smokestacks reachin' like the arms of God
Into a beautiful sky of soot and clay
Well my daddy come on the Ohio works
When he come home from World War Two
Now the yard's just scrap and rubble
He said "Them big boys did what Hitler couldn't do."
These mills they built the tanks and bombs
That won this country's wars
We sent our sons to Korea and Vietnam
Now we're wondering what they were dyin' for
From the Monongahela valley
To the Mesabi iron range
To the coal mines of Appalachia
The story's always the same
Seven hundred tons of metal a day
Now sir you tell me the world's changed
Once I made you rich enough
Rich enough to forget my name
Bruce Springsteen
Back in eighteen-o-three
James and Dan Heaton
Found the ore that was linin' Yellow Creek
They built a blast furnace
Here along the shore
And they made the cannonballs
That helped the Union win the war
Here in Youngstown
Here in Youngstown
My sweet Jenny I'm sinkin' down
Here darlin' in Youngstown
Well my daddy worked the furnaces
Kept 'em hotter than hell
I come home from 'Nam worked my way to scarfer
A job that'd suit the devil as well
Taconite coke and limestone
Fed my children and make my pay
Them smokestacks reachin' like the arms of God
Into a beautiful sky of soot and clay
Well my daddy come on the Ohio works
When he come home from World War Two
Now the yard's just scrap and rubble
He said "Them big boys did what Hitler couldn't do."
These mills they built the tanks and bombs
That won this country's wars
We sent our sons to Korea and Vietnam
Now we're wondering what they were dyin' for
From the Monongahela valley
To the Mesabi iron range
To the coal mines of Appalachia
The story's always the same
Seven hundred tons of metal a day
Now sir you tell me the world's changed
Once I made you rich enough
Rich enough to forget my name
Bruce Springsteen
vendredi 13 avril 2007
La Mémoire et la Mer
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur,
De mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre
Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l'ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude
Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen
Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D'où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles
Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C'est fini, la mer, c'est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini...
Quand la mer bergère m'appelle
Léo Ferré (1955)
dimanche 1 avril 2007
mercredi 21 mars 2007
Et si on remettait le voyage en route?...
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination.
Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.
Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C'est un roman, rien qu 'une histoire fictive.
Littré le dit, qui ne se trompe jamais.
Et puis d'abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.C'est de l'autre côté de la vie.
Louis-Ferdinand Céline(1932), Voyage au bout de la nuit.
Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.
Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C'est un roman, rien qu 'une histoire fictive.
Littré le dit, qui ne se trompe jamais.
Et puis d'abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.C'est de l'autre côté de la vie.
Louis-Ferdinand Céline(1932), Voyage au bout de la nuit.
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